A Kaboul, alors que la situation militaro-politique devient de plus en plus préoccupante, des étudiants francophones placent, dans le cadre de la Semaine de la langue française, leur espoir dans les mots. Le sujet s’y prête, puisqu’il s’agit de l’avenir.
L’heure de la francophonie ne dépend pas des fuseaux horaires ni de la proximité géographique : elle sonne partout. C’est pourquoi les élèves du département de français de l’université de Kaboul ont souhaité apporter une touche afghane à l’édition 2009 de la Semaine de la langue française.
L’intitulé de l’exercice, Des mots pour demain, ne peut être ici que fédérateur, car la jeunesse afghane dans son ensemble tourne son regard vers d’autres horizons, des jours nouveaux, des devenirs. Elèves de tous niveaux se regroupent donc dans la salle de conférence du département et interrogent l’ailleurs, placent leurs espoirs, et parfois leurs désirs, en des transformations urgentes tout en se demandant si la culture occidentale est bien compatible avec la leur. Après tout, changer de culture ne se fait pas en un clic.
Poèmes teintés d’Asie, calligrammes et cadavres exquis articulent une vision chargée d’espérance, loin des clichés qu’entraîne toujours la guerre au-travers du prisme déformant des médias. Problème de capteurs ? Problèmes de génome ? Taha et Youssef, non contents d’imaginer ce que serait un clair de Terre, procèdent à des calculs savants afin de connaître la taille du télescope qui permettrait de revoir leur pays, l’Afghanistan, à trente années lumière de nous, lorsque la guerre ne l’avait pas encore happé. Nelufar, Hesbollah et leurs camarades jouent avec la calligraphie du mot ailleurs, la transformant et créant ainsi un autre mot, le même, universel, tout en volutes propres au dari. Chacun, ainsi, s’active, car l’Afghan, comme le Chevalier à la triste figure ne perd pas espoir. La guerre, pour lui, est moins une plante pérenne qu’une adventice qu’il faut arracher. Et pour cela, il y a les mots, la longue tradition poétique du pays, l’expression de la foi en l’avenir et, à présent, la langue française.
Luc.
mardi 17 février 2009
Le 26 Dalw qui correspond au 14 février

Pour tous les Afghans, c’est une fête heureuse car ce jour-là, en 1989, les troupes soviétiques se retirent de l’Afghanistan. En 1988, Mikhaïl Gorbatchev décide de retirer les troupes, appuyé par la trêve négociée avec Ahmed Chah Massoud.
20 ans après, le 14 février n'est plus vraiment intéressant.
Même si c’est un jour férié, les gens ne le fêtent pas pour deux raisons :
- puisqu’il y avait environ 1,5 millions de mort.
- l’influence culturelle.
Les soviétiques ont été perçus comme des occupants. Lorsqu'ils ont quitté le pays, ils ont laissé derrière eux un conflit énorme qui a débouché sur une guerre civile.
Doit-on célébrer le départ des Russes ? Difficile à dire...
Younus Khairi
Nadir Halim
Présentation de la classe A2,
Nous sommes 11 personnes dans notre classe.
Pour nous la langue française est très intéressante parce que c’est une langue internationale. Nous nous intéressons beaucoup à la langue française.
Nous sommes étudiants de différentes facultés : médecine, pharmacie, littérature et langue, sciences sociales et aussi de l'institut supérieur de CHARIKAR.
Derrière, de gauche à droite : Mr. Bachir, Mr. Naqueeb, Mr. Younus et Mad. Nilofar, notre professeur.
Deuxième ligne, de gauche à droite : Mr. Nader, Mr. Nadjaf, Mr. Omar, Mr.Chahir.
Devant de gauche à droite Sakina, Tammana, Homa.
Préparé par RAZZAQ Omar et FARAHMAND Bachir.
mercredi 11 février 2009
La classe de A1, professeur Reza
Nous sommes étudiants à l’université du Kaboul et nous sommes étudiants de la classe de A1.
Nous venons de différentes facultés : médecine, droit, agriculture, lettres et langues, sciences sociales.
Derrière, de gauche à droite : Nour Mohamed, Reza (notre professeur).
Devant, de gauche à droite : Modjtqba Bashri, Ramin Noori, Ali Earg Qarzi, Salim Mohamadi.
mardi 10 février 2009
Un atelier pour apprendre les chiffres
Cette semaine, Mahdi, un des professeurs, a organisé un petit atelier pour les niveaux A1 et A2. C'est le jeu du "Bingo" : il faut remplir une grille de chiffre et quand une ligne est complète, on peut dire "Bingo!" et on gagne la partie. C'est un bon exercice pour s'entraîner aux chiffres !
Ensuite, on s'est entraîner à créer des phrases interrogatives. C'était très drôle car chacun devait faire une phrase différente avec le même pronom interrogatif. Voilà quelques exemples...
Quand allez-vous au Pakistan ?
Est-ce que tu connais la femme qui passe ?
Combien de temps vous vous entrainez pour courir le marathon ?
Lundi, une journée pour la Semaine
Un atelier d'animation linguistique a été organisé par Luc, un des professeurs français au département, concernant la Semaine de la francophonie. Dans cet atelier, on a réuni les différents niveaux, de A1 à C1. Après les explications de Luc, les ateliers ont commencé. En fait, c'était intéressant et les étudiants étaient content de participer. Ils ont travaillé dans des groupes de niveau entre 2 et 8 personnes. Chaque groupe a choisi un des mots proposés pour la Semaine. Par exemple le mot "désirer" : un groupe a décider de dessiner ce mot, on peut voir le rébus au tableau.
Motaleb.




Motaleb.
mercredi 4 février 2009
Thème de la semaine : le cinéma (suite)
On peut dire qu'il n’existe pas assez de salons de cinéma en Afghanistan : juste il y a quelque cinéma dans la capitale (Kaboul).
Avant, les filles aussi pouvaient aller au cinéma avec leurs familles ou des
amis, mais malheureusement aujourd’hui pour des raisons religieuses et culturelles, elles ne peuvent pas y aller ; il y a beaucoup de gens qui se sont intéressés de voir des films au cinéma mais c’est possible que pour les garçons.
Qu’est-ce que les jeunes afghans regardent comme film ?
Zabi : je regarde les films comiques, mais je pense que la plupart des jeunes aiment regarder les films romantiques.
Baker : Selon moi la majorité des jeunes afghans préfère des films d’action et des films romantiques. Moi personnellement
j’aime bien les films tragiques.
Ayamuddin : A mon avis, les jeunes afghans regardent les films indiens et américains, et moi j’aime regarder les films
américains et français. Pourquoi ? Parce que je suis un étudiant du département du français.
Avant, les filles aussi pouvaient aller au cinéma avec leurs familles ou des
amis, mais malheureusement aujourd’hui pour des raisons religieuses et culturelles, elles ne peuvent pas y aller ; il y a beaucoup de gens qui se sont intéressés de voir des films au cinéma mais c’est possible que pour les garçons.
Qu’est-ce que les jeunes afghans regardent comme film ?
Zabi : je regarde les films comiques, mais je pense que la plupart des jeunes aiment regarder les films romantiques.
Baker : Selon moi la majorité des jeunes afghans préfère des films d’action et des films romantiques. Moi personnellement
j’aime bien les films tragiques.
Ayamuddin : A mon avis, les jeunes afghans regardent les films indiens et américains, et moi j’aime regarder les films
américains et français. Pourquoi ? Parce que je suis un étudiant du département du français.
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