mardi 17 février 2009

Kaboul à l’heure de la langue française

A Kaboul, alors que la situation militaro-politique devient de plus en plus préoccupante, des étudiants francophones placent, dans le cadre de la Semaine de la langue française, leur espoir dans les mots. Le sujet s’y prête, puisqu’il s’agit de l’avenir.


L’heure de la francophonie ne dépend pas des fuseaux horaires ni de la proximité géographique : elle sonne partout. C’est pourquoi les élèves du département de français de l’université de Kaboul ont souhaité apporter une touche afghane à l’édition 2009 de la Semaine de la langue française.

L’intitulé de l’exercice, Des mots pour demain, ne peut être ici que fédérateur, car la jeunesse afghane dans son ensemble tourne son regard vers d’autres horizons, des jours nouveaux, des devenirs. Elèves de tous niveaux se regroupent donc dans la salle de conférence du département et interrogent l’ailleurs, placent leurs espoirs, et parfois leurs désirs, en des transformations urgentes tout en se demandant si la culture occidentale est bien compatible avec la leur. Après tout, changer de culture ne se fait pas en un clic.

Poèmes teintés d’Asie, calligrammes et cadavres exquis articulent une vision chargée d’espérance, loin des clichés qu’entraîne toujours la guerre au-travers du prisme déformant des médias. Problème de capteurs ? Problèmes de génome ? Taha et Youssef, non contents d’imaginer ce que serait un clair de Terre, procèdent à des calculs savants afin de connaître la taille du télescope qui permettrait de revoir leur pays, l’Afghanistan, à trente années lumière de nous, lorsque la guerre ne l’avait pas encore happé. Nelufar, Hesbollah et leurs camarades jouent avec la calligraphie du mot ailleurs, la transformant et créant ainsi un autre mot, le même, universel, tout en volutes propres au dari. Chacun, ainsi, s’active, car l’Afghan, comme le Chevalier à la triste figure ne perd pas espoir. La guerre, pour lui, est moins une plante pérenne qu’une adventice qu’il faut arracher. Et pour cela, il y a les mots, la longue tradition poétique du pays, l’expression de la foi en l’avenir et, à présent, la langue française.

Luc.

Le 26 Dalw qui correspond au 14 février


Pour tous les Afghans, c’est une fête heureuse car ce jour-là, en 1989, les troupes soviétiques se retirent de l’Afghanistan. En 1988, Mikhaïl Gorbatchev décide de retirer les troupes, appuyé par la trêve négociée avec Ahmed Chah Massoud.
20 ans après, le 14 février n'est plus vraiment intéressant.
Même si c’est un jour férié, les gens ne le fêtent pas pour deux raisons :
- puisqu’il y avait environ 1,5 millions de mort.
- l’influence culturelle.
Les soviétiques ont été perçus comme des occupants. Lorsqu'ils ont quitté le pays, ils ont laissé derrière eux un conflit énorme qui a débouché sur une guerre civile.
Doit-on célébrer le départ des Russes ? Difficile à dire...
Younus Khairi
Nadir Halim

Présentation de la classe A2,



Nous sommes 11 personnes dans notre classe.
Pour nous la langue française est très intéressante parce que c’est une langue internationale. Nous nous intéressons beaucoup à la langue française.

Nous sommes étudiants de différentes facultés : médecine, pharmacie, littérature et langue, sciences sociales et aussi de l'institut supérieur de CHARIKAR.
Derrière, de gauche à droite : Mr. Bachir, Mr. Naqueeb, Mr. Younus et Mad. Nilofar, notre professeur.
Deuxième ligne, de gauche à droite : Mr. Nader, Mr. Nadjaf, Mr. Omar, Mr.Chahir.
Devant de gauche à droite Sakina, Tammana, Homa.

Préparé par RAZZAQ Omar et FARAHMAND Bachir.

mercredi 11 février 2009

La classe de A1, professeur Reza



Nous sommes étudiants à l’université du Kaboul et nous sommes étudiants de la classe de A1.
Nous venons de différentes facultés : médecine, droit, agriculture, lettres et langues, sciences sociales.
Derrière, de gauche à droite : Nour Mohamed, Reza (notre professeur).
Devant, de gauche à droite : Modjtqba Bashri, Ramin Noori, Ali Earg Qarzi, Salim Mohamadi.

mardi 10 février 2009

Un atelier pour apprendre les chiffres


Cette semaine, Mahdi, un des professeurs, a organisé un petit atelier pour les niveaux A1 et A2. C'est le jeu du "Bingo" : il faut remplir une grille de chiffre et quand une ligne est complète, on peut dire "Bingo!" et on gagne la partie. C'est un bon exercice pour s'entraîner aux chiffres !
Ensuite, on s'est entraîner à créer des phrases interrogatives. C'était très drôle car chacun devait faire une phrase différente avec le même pronom interrogatif. Voilà quelques exemples...
Quand allez-vous au Pakistan ?

Est-ce que tu connais la femme qui passe ?

Combien de temps vous vous entrainez pour courir le marathon ?

Lundi, une journée pour la Semaine

Un atelier d'animation linguistique a été organisé par Luc, un des professeurs français au département, concernant la Semaine de la francophonie. Dans cet atelier, on a réuni les différents niveaux, de A1 à C1. Après les explications de Luc, les ateliers ont commencé. En fait, c'était intéressant et les étudiants étaient content de participer. Ils ont travaillé dans des groupes de niveau entre 2 et 8 personnes. Chaque groupe a choisi un des mots proposés pour la Semaine. Par exemple le mot "désirer" : un groupe a décider de dessiner ce mot, on peut voir le rébus au tableau.

Motaleb.





mercredi 4 février 2009

Thème de la semaine : le cinéma (suite)

On peut dire qu'il n’existe pas assez de salons de cinéma en Afghanistan : juste il y a quelque cinéma dans la capitale (Kaboul).
Avant, les filles aussi pouvaient aller au cinéma avec leurs familles ou des
amis, mais malheureusement aujourd’hui pour des raisons religieuses et culturelles, elles ne peuvent pas y aller ; il y a beaucoup de gens qui se sont intéressés de voir des films au cinéma mais c’est possible que pour les garçons.

Qu’est-ce que les jeunes afghans regardent comme film ?
Zabi : je regarde les films comiques, mais je pense que la plupart des jeunes aiment regarder les films romantiques.
Baker : Selon moi la majorité des jeunes afghans préfère des films d’action et des films romantiques. Moi personnellement
j’aime bien les films tragiques.
Ayamuddin : A mon avis, les jeunes afghans regardent les films indiens et américains, et moi j’aime regarder les films
américains et français. Pourquoi ? Parce que je suis un étudiant du département du français.

La Semaine de la francophonie



Le 20 mars, c’est la journée de la francophonie. Autour de cette journée, il y a la Semaine de la francophonie, cette année du 16 au 23 mars 2009. La Semaine de la francophonie est célébrée dans le monde. L’objectif de cette journée est la célébration des cultures et des peuples qui parlent et écrivent en français, et aussi des personnes qui explorent les cultures de la francophonie.
Il existe 56 Etats membre de la Francophonie institutionnelle, mais chaque pays peut participer à la Semaine de la francophonie. Même si l’Afghanistan n’est pas un pays francophone, il y a beaucoup de gens qui parlent français. Ça fait deux ans qu’on apprend le français, donc on est francophones.
Ici au département, nous allons faire des ateliers sur les 10 mots pour participer à la Semaine de la francophonie. Nous allons vous montrer les résultats bientôt.
Les 10 mots sont : ailleurs, capteur, clair de Terre, clic, compatible, désirer, génome, pérenne, transformer et vision.

mardi 3 février 2009

Thème de la semaine : le cinéma

En quoi le cinéma en Afghanistan est différent du cinéma en France ?

Luc Albrand (professeur à l'université): "Le cinéma afghan n'est pas connu et le cinéma français a beaucoup de liberté et de démocratie."

Yusof (étudiant au département de français): "Je ne sais pas, parce que je n'ai pas d’informations sur le cinéma français."

Qasim (étudiant au département de français): "La France a un cinéma moderne avec une technologie plus élevée et le cinéma afghan n’est pas assez développé."

Assef (étudiant à Charikar): "En Afghanistan, le cinéma diffuse des films qui correspondent à la culture des Afghans, dans les films afghans, s'embrasser et des gestes tendres sont interdit."


S.Yasin et Obaid, étudiants de B1.
Et vous qu'en pensez-vous ?!
Laissez vos commentaires !

dimanche 1 février 2009

La journée de Manila

Chaque jour je me lève à 5 heures du matin.
Je me lave et fais la prière ; ensuite je me coiffe puis je prends le petit-déjeuner, je m’habille et je me prépare à 8 h 30, je sors de la maison pour aller à l’université, je prends la voiture quand j’arrive au département, je rencontre mes amies et à 9 heure je rentre dans la classe, à 11h10 je travaille sur Internet jusqu’à 13h, après je vais à la cafétéria avec mes amies. Après manger, à 14h30, je rentre chez moi, j’écoute de la musique, je regarde la télé et je joue aux cartes et aux échecs avec mon frère.

Manila Amine, étudiante de la la classe de B1.

Classe de B1, professeur Qodsia

C’est le groupe B1 : On est 13 personnes dans la classe, quatre filles et neuf garçons. Et Qodsia est notre professeur.
Ce sont les étudiants de groupe B1 :

De gauche à droite, derrière : Ali Sina, Naquibullah, notre professeur Qodsia, Hossa, M. Edriss, M. Assef, M. Matine,Sadia

De gauche à droite, devant : Said Yasine, Abdullah et Obeidallah.

Les étudiants de cette classe viennent de différentes facultés et

universités, comme la faculté de médecine, pharmacie, département de

français de Kaboul, faculté d'agriculture, département de français de Charikar, et l’université de polytechnique.

Comme vous pouvez voire cette photo, ce sont les étudiants de groupe de B1 des jours impairs, c'est-à-dire le groupe du dimanche, mardi et jeudi.


Reportage : Mohammad Assef Mohammadi et Ali Sina.